Le territoire des 7 vallées

Bienvenue dans les 7 Vallées, poumon vert du Pas-de-Calais, pays de rivières, de bocages, de chemins creux, de bois et de forêts… Ici, on pagaie sur les eaux capricieuses de la Canche ; s’y ajoutent l’Authie, la Ternoise, la Planquette, la Créquoise, le Bras de Brosne et la Lys se disputant les faveurs des pêcheurs et qui  justifient ainsi l’appellation de « 7 Vallées ».

Ici, on prend le temps de bien vivre : les ébénistes s’attèlent à la tâche laissant échapper ça et là des odeurs de sciure ; les places de villages s’animent autour des marchés, au rythme des concerts ; là, on tire le lait du pis des brebis pour en faire de savoureux fromages. Au potager, le jardinier s’échappe un instant de son labeur et regarde passer les randonneurs

Ici, la beauté des lieux rend gourmand : que ce soit des plaisirs simples et plus raffinés, il faut déguster ces saveurs et ces goûts authentiques de terroir que savent si bien mettre en avant les producteurs et les restaurateurs.

On s’attarde volontiers dans les 7 Vallées où l’accueil en hôtel, chambre d’hôtes, gîte rural ou camping vous séduira ; cet environnement privilégié, les activités multiples qu’il vous propose, vous permettront de vous ressourcer en toute saison.

Imaginez ainsi, un pays comme un immense jardin avec ses arbres majestueux, ses chemins détournés, ses passerelles minuscules jetées au dessus du courant et ses trésors cachés. Pour le découvrir, il suffit de quitter les grands axes routiers qui le traversent du nord au sud et d’est en ouest. Il faut le vouloir ce jardin si bien préservé qu’on le dirait discret… et nous vous invitons à entreprendre ce retour aux sources.

Les 7 Vallées, vous y êtes, c’est ici !


Vallée de l'Authie, vallée des Peupliers

Vallée de l'Authie, vallée des Peupliers

L’Authie est une « frontière » naturelle entre l’Artois et la Picardie, autrefois frontière féodale. Elle naît au sud de Souastre, dans la Somme. Elle arrose sur le Pas-de-Calais, Auxi le Château, Raye sur Authie, Douriez, Nampont Saint Firmin et Colline-Beaumont avant de se jeter dans la Manche en formant la baie d’Authie. Elle parcourt 60 kilomètres sur le département sur 100 kilomètres au total.

Sur le territoire des 7 Vallées, elle est avec la Canche, la plus imposante ; on dit qu’elle abrite encore quelques loutres.

Dans la vallée, elle hésite entre étangs, tourbières et marais. L’Authie possède un petit bijou : le vieux moulin en bois de Maintenay avec sa fameuse roue à aubes, niché dans un de ses méandres. Ce moulin serait l’œuvre des moines de l’abbaye cistercienne de Valloires toute proche ; située sur la rive gauche de l’Authie, l’abbaye est dotée d’un merveilleux jardin qui séduira un large public.

Vallée de la Canche, Matrone rivière

la Canche à Beaurainville

La Canche est le fleuve côtier le plus important du Pas-de-Calais. Elle prend sa source à Gouy-en-Ternois ; elle reçoit la Ternoise, la Course et traverse de nombreux marais. Elle arrose sur notre territoire, Hesdin, Beaurainville et Montreuil sur Mer avant de se jeter dans la Manche, au niveau du port d’Etaples, par un vaste estuaire après un cours de 96 kilomètres.

La rivière au cours perpendiculaire à la Course toute proche, a reçu de la nature et des hommes, d’autres héritages : outre la pureté de ses eaux et de ses affluents, nombreux et tout aussi poissonneux (truite fario, saumon et truite de mer), elle doit à Charles Quint l’édification de la ville d’Hesdin sur ses rives. C’était en 1554, et l’année précédente, l’empereur avait ordonné la destruction de Vieil-Hesdin, fief des Comtes d’Artois et des Ducs de Bourgogne. Là, dans la ville natale de l’Abbé Prévost, l’auteur de « Manon Lescaut », la Canche se faufile entre les maisons du XVIe siècle, serpente sous les sept ponts qui l’enjambent ; deux abreuvoirs vous permettent même de l’approcher. Son lit auquel une ordonnance de police de 1773 imposa 22 pieds de largeur, fut aménagé et rectifié, puis curé maintes fois : en 1874, en 1887, en 1928 et en 1974.

la Canche à Hesdin
moulin de la Bleuance

Vallée de la Ternoise, un jardin extraordinaire

Vallée de la Ternoise, un jardin extraordinaire

Née à Saint Michel sur Ternoise, la Ternoise pénètre dans le Pays des 7 Vallées au nord d’Auchy les Hesdin pour se jeter dans la Canche à l’ouest d’Hesdin. Elle s’étend sur environ 40 kilomètres.

Auchy les Hesdin s’appelait autrefois Auchy-les-Moines en raison d’une abbaye, fondée au VIIIe siècle par Saint Sylvain. Le bourg est beau, coloré, attachant ; la Ternoise gicle soudain pour montrer sa puissance et s’échappe jusqu’au Parcq, terre du « jardin de plaisirs » de Robert II d’Artois.

Vallée de la Planquette, au nom d’opérette

Vallée de la Planquette, au nom d’opérette

La Planquette s’appelait autrefois « la chevrette ». Elle prend sa source à Planques et se jette dans la Canche à douze kilomètres de là, à l’est de Maresquel Ecquemicourt.

Elle est plus modeste, c’est là que réside tout son charme. La rivière hésite entre le souvenir des puissants sires de Créquy et celui des héros de Bernanos. Il faut la suivre, lui prêter attention, savoir s’arrêter pour cheminer avec elle sur ses berges entre Planques, Fressin, Wambercourt ou Cavron Saint Martin. Dans la vallée, vous remarquerez que chaque maison construite au-delà de la rivière possède son petit pont ; et c’est une succession de pontons et de passerelles entre les haies, les bouquets d’arbres et les jardins potagers… à l’époque, on la traversait sur des planches, ce qui a décidé de son nom actuel.

Vallée de la Créquoise, secrète et sauvage

Vallée de la Créquoise, secrète et sauvage Vallée de la Créquoise, secrète et sauvage

La Créquoise est un affluent de la Canche. La rivière naît à Créquy, près de la motte du château et s’en va rejoindre la Canche à Beaurainville cueillant au passage les eaux de l’Embryenne ; elle s’étend sur 15 kilomètres environ.

Plus secrète et sauvage, sa vallée s’étend de Créquy qui donna son nom à une lignée de preux chevaliers, jusqu’à Loison-sur-Créquoise. Elle doit son nom au créquier, arbre à fruits rouges aux sévères épines qui poussaient sur ses berges. Symbole de la qualité des eaux retrouvée grâce aux efforts de tous, la Créquoise voit remonter les poissons migrateurs comme le saumon et la truite de mer.

La rivière a ses joyaux comme le château de Royon, l’église du XVIe siècle de Lebiez et sa chapelle Saint Hubert ou encore le moulin à aubes d’Offin… . Avec le torchis, « tu auras chaleur en hiver et fraîcheur en été », dit un dicton populaire; ici, les maisons en torchis passées à la chaux font la beauté des villages de la vallée ; ici, églises de pierres blanches, chapelles et châteaux se succèdent de part et d’autre de la Créquoise.

Vallée de la Créquoise, secrète et sauvage Vallée de la Créquoise, secrète et sauvage

Vallée du Bras de Brosne, un parfum de bois coupé

bras-brosne1

Le Bras de Brosne est un affluent de la Canche, un ruisseau qui n’est pas bien grand. Il jaillit au nord de Sempy pour se joindre à la Canche à Marles-sur-Canche. Il s’étend sur 10 kilomètres environ.

Jadis, chaque village de la vallée possédait son moulin : Sempy, Aix-en-Issart, Marant, Marles-sur-Canche, il en reste la tour qui domine encore Sempy. Descendons la vallée : Aix-en-Issart et ses fagots de troncs morts, un parfum de bois coupé… le bois est ici une tradition héritée des paysans menuisiers qui louaient leurs bras à la morte saison. Aujourd’hui, les artisans se sont spécialisés : tourneurs, fabricants d’escaliers, ébénistes, ils travaillent à leur façon le bois du pays; c’est là aussi que la rivière tombe en chute au cœur même du village, au niveau de la scierie.